Mon papa, le Juge et moi.

Nous remercions < Cap enfance.be > (16, Rue des pâquerettes à 1030 Bruxelles) de nous permettre de faire paraître ce témoignage d'un père. « Cap Enfance » fait remarquer qu'il ne cautionne pas ce témoignage d'un père. « La Mouette » non plus. Toutefois, il s'agit d'un père lésé, qu'on ne peut ignorer...

L'article a paru dans le magazine « Mon papa, le Juge et moi » n° 5 d'octobre 2009.

Personne ne veut - apparemment - résoudre mon problème. Ni mon ex, ni le juge, ni les psy, ni la police, ni les associations de défenses des droits de l'Homme. Bref, je suis tout seul dans un combat qui me dépasse largement.

Depuis que j'ai dit que j'allais flinguer mon ex, je n'y pouvais rien - jusqu'il y a peu - cette idée me revenait tout le temps. La solution est rapide et définitive. C'est sans doute cela qui me plaît. Etant pragmatique, je me rassure et me dis que c'est pas trop grave: en parler me permettra au moins de ne pas passer à l'acte.

En plus, je pense que mon ex n'est pas vraiment responsable. C'est une pauvre fille, incapable, en général, de se défendre. Sa violence provient probablement de ses souffrances.

D'ailleurs, comment se fait-il que les juges ne se rendent pas compte de son hystérie vengeresse, de son complexe de Janon ?

Tilt ! Eureka ! J'ai compris !

C'est qu'on la laisse faire. Elle n'est pas responsable. A cet instant, je me suis senti empli de bonheur : je savais que je n'allais plus rien lui faire à mon ex. Je vais à nouveau pouvoir dormir sans faire de cauchemars.

Mais dernièrement, je me suis réveillé en sueur en criant " salopards d'avocats, c'est de votre faute. Je vais vous égorger ... »

J'ai pris mes chaussures de jogging et j'ai fait vingt fois le tour du bloc pour me calmer. De retour à mon domicile, je ne savais évidemment plus me rendormir. J'ai alors fait ce que je fais souvent : penser.

Eureka bis !

Ce ne sont pas les avocats les responsables. Ils ne font que jouer à un jeu dont ils n'ont pas inventé les règles.

Qui alors? Les politiques ou les juges? J'ai vite mis de côté les politiques. Pour une fois, ils ont l'air de vouloir faire leur boulot. Ils ont voté la loi sur l'hébergement égalitaire, sur le divorce sans faute ...

II ne reste donc plus que les juges.

Ah, ceux-là, me suis-je dit, ils ne paient rien pour attendre. Sur ces entrefaits politico-philosophiques, je me suis rendormi.

Quelques jours plus tard, j'entendais à la radio qu'un incident s'était passé au Tribunal de la jeunesse de Bruxelles. Des coups de feu avaient été tirés.

O mon Dieu, un juge de la jeunesse a été assassiné, me suis-je dit !

Quelques minutes plus tard, j'apprenais que c'était une mère de famille qui avait tiré sur son ex. Pas de blessures graves. Ouf !!!

Cependant, depuis lors, je n'ai plus qu'une idée en tête : flinguer mon juge. Cette idée, je n'arrive pas à m'en débarrasser. J'ai alors décidé d'aller consulter un psy, sur conseil d'une association de défense du droit des pères.
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