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Jeannot

Respect, compréhension, compassion... précieuses vertus qui auraient pu éviter des dérives dans la jeune vie d'un petit garçon.

On est en 2004. Un mois après la naissance de son fils, la violence entrait dans la vie de Marie. En 2006, son couple explosait dans le divorce, mais ce n'est qu'en 2010 que le papa de Jeannot fut condamné pour coups et blessures. On découvrait de surcroît qu'il n'en était pas à son coup d'essai, c'était un récidiviste dans le genre et il venait de déserter l'armée, son employeur. La juge attribua la
garde entière et exclusive du petit garçon à sa mère.

Dès la séparation, il y eut des rencontres père-fils en espace-rencontres, et six mois plus tard des visites tous les quinze jours. Tout se passant pour le mieux et se souciant de préserver une bonne entente entre Jeannot et son père, Marie ne s'opposa pas à un week-end sur deux et la moitié des vacances. C'est à ce moment là qu'elle rencontra l'homme qui devint son second mari et qu'elle
entama un master en ressources humaines puis un premier master politique, économique et social.

L'ex-mari prit ombrage de l'évolution positive de Marie, et il commença sans vergogne à déposer des plaintes contre elle pour violences sur leur fils...

On était en 2011, Marie déménagea avec sa petite famille à la ville voisine, plus proche du lieu de travail et d'études. Cela déplut fortement...à la maman de Marie qui estima qu'on la séparait de son petit-fils, dont elle s'occupait beaucoup, certainement ! Ce fut le départ d'une histoire invraisemblable autour du petit garçon, qui n'est pas terminée aujourd'hui en 2013 et qui a pris une
ampleur désastreuse.

La grand'mère qui avait témoigné contre son beau-fils lors du divorce, se rapprocha tout à coup de lui pour accabler sa propre fille qui lui « enlevait » Jeannot... Une pluie de plaintes s'abattait sur le nouveau couple, leur logement fut fouillé et des objets pris par la grand'mère que la police identifia. Ce n'était qu'un commencement.

On aurait pu croire que cela suffirait à la justice pour intervenir et empêcher ces pratiques, mais il n'en fut rien, au contraire, le juge confia « l'affaire » au SPJ qui plaça Jeannot en institution pendant six mois. La haine triomphait, le père satisfait put voir l'enfant tant qu'il le voulait, Marie et son époux en furent privés pendant trois semaines. .. - « le temps que tout se mette en place » expliqua le SPJ. Oui, mais les plaintes se multipliaient, de plus en plus venimeuses et avec un acharnement infernal.

Entretemps, Marie s'installait dans un logement qu'elle voulait accueillant pour son fils et la première pièce décorée fut la sienne. A la mi-novembre, Jeannot put venir chez maman, voir sa nouvelle chambre et faire le tour de son nouvel environnement, à côté de sa future école. Quelle joie d'être chez maman et d'y retrouver son ami ! Jeannot s'accrochait à lui et à maman à chacune des rares visites que son père ne réussissait pas à supprimer. Retourner chez maman ? Pas si vite...

Un coup de tonnerre surgit : Madame K du SAJ invoque le décret 38 à titre précaire, place le gamin chez son père, et autorise une visite mère-fils tous les quinze jours dans un Centre. Jeannot est toujours déscolarisé, il réclame sa mère et l'assaille de « pourquoi ? »

Le père, obtenant si facilement raison auprès du SPJ, s'oppose à ces visites. Il trouve mille et une raison de les supprimer. Mieux, les plaintes contre Marie continuent à tomber, c'est du lavage de cerveau, violence et autres soupçons de maltraitances reviennent insidieusement sur le tapis, Marie est épuisée, excédée, elle s'essaie à l'exercice de l'autorité auprès des personnes responsables de
cette situation, elle sollicite diverses personnalités qu'elle espère capables de remettre les pendules à l'heure. Cela agace Madame K : « Et après, vous irez voir le Pape ? »

Le délégué aux droits de l'enfant, choqué mais impuissant arrive à obtenir du SPJ un allongement de quatre visites de Marie à 1 heure ...et demie !

Le père ne perd pas de temps, il invoque des problèmes d'argent pour re-déménager, domicilier le gamin chez lui, l'inscrire à une autre école. Le dossier suit dans un autre SPJ.

Agissant ainsi, il savait que la maman (enceinte et malade) ne serait plus capable d'assumer les visites.

Or, Marie est affaiblie, soit, mais elle reste une femme de tête, elle portait un espion au col de son tailleur, vous savez, ces petits enregistreurs qu'on voit dans les séries américaines ! Elle rendit visite à ce nouveau SPJ, s'attendant tout de même à une meilleure compréhension, peut-être même de la compassion ? Elle raconta ces humiliations, ces calomnies qui la minaient et la réponse ne
tarda point : « ... à partir d'aujourd'hui, vous ne verrez plus votre fils, je m'y engage ! (on entend distinctement ces propos et la main qui les ponctue en s'abattant sur le bureau)... et pourquoi ces études ? Pour prendre ma place ?... ».

Effectivement, c'est ainsi que ça se passe : dès février 2012 les ponts furent coupés avec Jeannot.

- « Il n'a pas besoin de mère, il en a une » dit le père. C'est vrai qu'il vit avec une femme qui se montre d'une méchanceté sans pareille, elle se livre contre Marie à un harcèlement dont la vulgarité le dispute à la méchanceté et... le tribunal en a connaissance. Le SPJ aussi. Et Jeannot est élevé dans ce milieu. Qui trouve que cela soit préférable à la détermination dérangeante d'une mère désespérée ? Le pire, c'est que l'aliénation parentale s'installe.

A aucun moment, on ne mentionne l'expertise des experts Rodesch, ils soulignent cependant le caractère violent du papa, ils mettent le Tribunal en garde contre sa conduite. Son casier judiciaire, loin d'être vierge, comporte notamment des actes de violence. Sait-on qu'il vient d'être remercié pour la seconde fois par son employeur ?

Il a enfreint la loi à sa guise avec la bénédiction du SPJ qui lui a permis d'emmener son fils à l'étranger, le changer d'école et de domicile sans que la maman soit jamais consultée, ni mise au courant de ses résultats scolaires, par exemple.

La juge qui procéda au divorce des parents de Jeannot avait cependant pris ses informations correctement, elle qui attribua la garde principale et exclusive à la maman.

Et puis, il y a ce revirement de la grand'mère maternelle qui vient de se porter partie civile contre son ex-beau fils, elle l'accuse ainsi que sa compagne, attirant l'attention du Tribunal sur leurs méthodes éducatives déplorables ...ou tout simplement absentes, sur ces harcèlements insupportables faits à sa fille, sur les horribles soupçons portés sans hésitation, avec des conséquences insupportables et tout cela au su d'une justice insensible et sans réaction. Cette grand'mère qui fut aveuglée par le chagrin de ne plus voir son petit-fils...n'avait pas prévu ces conséquences.

Bref ! Marie vit la réalisation des menaces du SPJ, elle ne voit presque plus son petit garçon.

Aurait-elle du courber l'échine, taire le thème de son mémoire « LA SITUATION DE L'ENFANT MINEUR D'AGE, FACE A LA PROBLEMATIQUE PROCEDURIERE D'ECARTEMENT JUDICIAIRE HORS DU MILIEU DE VIE USUEL » et accepter sans broncher insultes et injustices ?

Et Jeannot ? Que va-t-il retirer de cette expérience que lui font fait vivre des adultes qui devraient le protéger ? Saura-t-il combien sa maman s'est battue pour faire valoir ses droits de mère (au casier judiciaire vierge) et combien elle souffre d'être rejetée de sa vie par ces personnes... qui décident pour lui ?

Ajoutons encore cet épisode, espérant que ce récit fera réfléchir doublement les personnes qui envisagent un mariage, ou un compagnonnage...

Lorsqu'ils apprirent le dernier déménagement de Jeannot en s'informant sur son inscription à l' école, Marie et son mari se rendirent au poste de police du nouveau domicile. Là, un inspecteur refusa de regarder le jugement que Marie lui présentait, affirmant être au courant de la situation « Je connais Monsieur X., son casier judiciaire est pareil au vôtre, vous êtes déchue de vos droits parce que vous êtes violente, le père est le seul référant... » est-ce une preuve supplémentaire du talent de faussaire de Monsieur ? Le directeur de la nouvelle école de Jeannot où ils se rendirent ensuite leur exhiba ce fameux document qui émane du SPJ, indiquant que Madame était déchue de ses droits et le père l'unique référant... Un faux de plus ?

En septembre 12, le père alerta tous les services de police en signalant la disparition du gamin, ils firent irruption chez maman et fouillèrent tout le logement. On peut imaginer le malaise  et la panique qui s'emparèrent d'elle, enceinte de quatre mois ! Jeannot s'était caché à l'école, expliquèrent-ils après quelques coups de GSM. Au fait, il n'avait pas quitté l'école, il y était à l'étude comme d'habitude. Que croyait papa ? Pas au courant ?

Aujourd'hui, on apprend la rupture du couple du père. Sans salaire depuis sa mise à pied d'octobre, sa situation ne doit pas être brillante d'autant plus que ses liens avec ses parents sont coupés depuis  qu'il a frappé son père devant Jeannot... que reste-t-il à l'enfant ?

Marie s'estime victime aussi d'un acharnement judiciaire : les SPJ n'ont jamais permis de protéger,  puis de rétablir la relation mère-fils, bien au contraire. Elle ne sait plus comment attirer l'attention  du Tribunal sur le calvaire qu'elle vit entre les coupures incessantes de ces précieuses relations.

Que va devenir Jeannot ? On sait que ces situations conflictuelles causent bien des dégâts...  Marie veut limiter ces dégâts, elle veut que son petit garçon lui soit rendu au plus vite.

Que penser d'un contrat de mariage ou de compagnonnage contenant des conditions de garde d'enfants en cas de séparation ? Un contrat qui mettrait les couples en garde contre les délais interminables mis par la justice à prendre les décisions « dans l'intérêt de l'enfant », en cas  de séparation conflictuelle des couples qui s'aiment et qui veulent vivre ensemble ? Il faudra  bien envisager une solution du fait que la JUSTICE ne veut pas former ses collaborateurs à la  délicate mission qui leur est confiée.

Nous vous invitons à prendre connaissance des résumés des conférences du Juge  Rudolph et de la psychologue Ursula Kodjoe sur « le modèle de Cochem », dans la rubrique« CONFERENCES ». ir lu Hubert Van Gijseghem.
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Eric Derasse,
30 mai 2013 à 13:26