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Françoise

Françoise s'est découvert un talent d'écrivain lorsque “ lamouettebelgique.be” lui a demandé d'écrire elle-même son douloureux cheminement, dans ses jeunes années.

C'est en lisant Milan KUNDERA qu'elle a compris que les raisons de ses souffrances s'appelaient “aliénation parentale”.

 TEMOIGNAGE - LALIENATION PARENTALE

 Aliénation : Milan KUNDERA : laliénation consiste à être « l allié de ses propres fossoyeurs ». En ce sens, non seulement laliéné ne travaille pas directement pour ses intérêts et moins encore pour ceux de lhumanité, mail il peut le faire contre les deux sans vouloir en être conscient.

En 1986, Richard Gardner définit et décrit le SAP : il sagit dun désordre psychologique qui atteindrait lenfant lorsquun des parents effectue sur lui, de manière implicite, un lavage de cerveau visant à détruire limage de lautre parent. (Syndrome de limposteur!).

Si Monsieur Gardner a défini le SAP en 1986, je peux affirmer que cela existait déjà bien avant pour lavoir vécu. Jen ai été la victime et quelque part le suis encore à ce jour, enfant dans les années 1960. Je suis également la belle-mère, et dégât collatérale, de Taron et Gwenn victimes eux aussi du SAP. Sans doute, la vie me permet-elle de me libérer enfin, en les aidant ! La définition de Milan Kundera est pour moi le triste résumé de ma vie car, en effet en tant qualiénée, je nai jamais œuvré pour mes propres intérêts. Les dégâts que peut faire un parent aliénant sont effrayants.

Si je me suis engagée à témoigner pour Madame Masson, cest pour plusieurs raisons. Lordre dans lesquels je vais les donner na aucune importance car chaque raison a son importance.

 - Je le fais pour tenter de me libérer.

- Je le fais pour mon père, victime de ma mère et je lui dois bien ça.

- Je le fais pour mon compagnon Laurent, père de Targon et Gwenn et père en souffrance.

- Je le fais pour Taron et Gwenn afin dessayer afin dessayer de leur éviter le parcours de souffrance que jai vécu.

- Je le fais pour tous les enfants, pères et mères victimes du SAP.

- Je le fais pour Madame Masson par respect pour son engagement, son travail et sa gentillesse.

 Je suis à lautomne de ma vie à 53 ans, maman solo de Jeremy qui a 25 ans et jai compris, il y a peu, que si je suis devenue une maman solo, monoparentale, ce nest pas par hasard, mais encore une conséquence du SAP.

 Je suis belle-mère depuis 6 ans et même si cest pour moi davoir rencontré Laurent, je vis aussi lenfer à cause de la mère de ses enfants. Six ans denfer sans un moment de pause. Lors de leur séparation, Taron avait 6 ans et Gwenn, 2 ans et demi. Son ex-femme lui a promis de lui pourrir la vie et je suis témoin de sa constance à tenir sa promesse.

 Jai très rapidement détesté Taron sans comprendre à lépoque quil était victime de la manipulation de sa mère. Pour moi ce nétait pas simple de vivre en détestant cet enfant. Une amie, a qui javais confié cette haine pour Taron, ma rappelé quavec mon passé denfant manipulée et en souffrance, je nétais sans doute pas par hasard sur la route de ses enfants. Elle avait raison. Mais il ma fallu lutter quelques années contre mes propres démons pour prendre enfin le recul nécessaire et lâcher prise. Depuis, ma relation avec Taron se porte mieux et jéprouve une certaine tendresse pour lui. Avec Gwenn, il y a eu moins de haine mais à ce jour, il ne va pas bien car pris en charge par sa mère.

 Pour les aider, il me faut donc remonter dans le temps et mes souvenirs. Mon père avait 21 ans et ma mère 23 ans quand je suis née en 1958. Peu de temps après ma naissance mon père est parti au Canada tenter d’y faire fortune et je suis restée avec ma mère chez mes grands-parents paternels le temps que mon père puisse nous faire venir au Canada. Ma mère a profité de cette absence pour se trouver un autre homme plus fortuné. Pendant ce temps-là, mon père ayant trouvé logement et travail écrivait à ma mère qu’on pouvait en fin aller le rejoindre au Canada. Ma mère s’est servie de moi et prétextant qu’étant malade je ne pouvais voyager. J’ajoute que j’étais en parfaite santé.

 En fait, elle ne voulait pas lâcher la proie pour l’ombre et c’est ma grand-mère qui a réglé cette situation en conseillant à son fils, mon père, de revenir au plus vite. Ce qu’a fait mon père au grand dam de ma mère. Je me suis longtemps sentie responsable que mon père soit revenu pour moi et ai quitté un bel emploi et son choix de vie au Canada. Ma mère a donc dû choisir, ce qu’elle a fait très facilement, elle a choisi le plus fortuné qui est devenu mon beau-père. Dans les années 1960, enfant de parents divorcés n’était pas aussi facile à vivre qu’à ce jour. Face à l’infidélité et l’abandon de sa femme, mon père a voulu me garder et m’emmener au Canada mais ma mère a contacté l’ambassade… Je me demande parfois ce qu’aurait été ma vie si mon père avait pu m’emmener.

 Au lieu de ça, mon enfer a commencé et ma mère et mon beau-père ont entamé la guerre contre mon père. D'abord pour le divorce qui était long et difficile à l'époque et ensuite pour moi. Durand ces années de procédure de divorce, mon père a rencontré une personne avec qui il a refait sa vie donc j'ai eu une belle-mère et assez rapidement, en 1963, un demi-frère. Aussi loin que je me souvienne, ma mère dénigrait mon père. Elle m'a élevé dans sa haine et son mépris de cet homme. Ce que j'ai eu plus tard bien du mal à comprendre vu que c'est elle qui l'avait trompé et quitté.

 Mon père s'est battu pour ma garde même si, en ce temps, je n'en avais pas conscience. Il a obtenu la garde classique, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

 A cause de la haine et du mépris de ma mère, je détestais aller chez mon père et ma mère faisait feu de tout bois avec toutes les histoires que je ramenais de chez ce père.

 Tout était prétexte pour l'assigner en justice ou lui envoyer des huissiers. Il faut dire que mon père ayant quitté un bon emploi au Canada et reconstruit une famille, n'avait pas facile financièrement parlant. Ce qui était loin d'être le cas de ma mère ayant épousé ce beau-père fortuné.

 Ce qui est étrange, c'est que j'ai plus de souvenirs d'enfant de chez ce père chez qui je détestais aller. J'en ai beaucoup plus de chez mes grands-parents paternels chez qui j'adorais aller. Mes seuls plus beaux souvenirs viennent de ma grand-mère chez qui j'ai passé beaucoup de temps et à qui je dois, et j'en suis convaincue, cette force de caractère qui m'a permis de ne pas sombrer plus profond et grâce à qui je suis encore là aujourd'hui..

 Pourtant, Dieu sait que j'ai adoré cette mère, belle, intelligente, opportuniste et manipulatrice. Même, si à ce jour, je lui en veux encore, si je la déteste, elle est encore trop souvent présente à mon goût. Combien de fois n'ai-je pas souhaité la mort de cette mère car il m'aurait été plus facile, je crois, de faire le deuil d'une mère décédée plutôt que de tenter vainement de faire le deuil d'une mère vivante mais absente.

 Il y a une dizaine d'années lorsqu'il lui arrivait encore de me téléphoner, elle persistait encore et toujours à ne pas nommer mon père mais en parlant de lui, elle dit “l'autre”. Petit mot insignifiant mais ô combien lourd de conséquences à force d'avoir été répété trop souvent.

 Je me souviens que, chaque année, mon père m'achetait un cadeau pour la fête des mères, cadeau que je ramenais chez elle et qui finissait invariablement dans la poubelle, je revois encore son air méprisant. Je vais essayer de faire une liste non exhaustive des souvenirs que j'ai concernant les agissements de ma mère envers mon père, de sa manipulation et de tous les prétextes pour mêler la Justice, le médecin, l'huissier, etc … et de l'instrumentalisation qu'elle a fait de moi pour atteindre mon père et lui nuire.

 J'ai honte parfois de ce qu'elle lui a fait subir et par réaction en chaîne à toute sa famille : ma belle-mère, mon frère Raymond, ma soeur Sophie et mes grands-parents également. J'ajoute que le parent aliénant dans sa haine de l'autre parent et dans sa folie dévastatrice nuit gravement au développement de ses propres enfants et, par ricochet, à tout l'autre pan familial de ses enfants. En voyant l'évolution de mon propre fils, je dirai que les conséquences de cet aliénation vont bien plus loin que ça.

 Comme je l'ai déjà dit plus haut, elle faisait feu de tout bois de ce que je lui racontais de ces moments passés chez mon père. J'avoue aujourd'hui que pour lui plaire, je déformais ou exagérais mes histoires. Malgré sa sécurité et son bien-être financier, elle ne ratait pas une lettre à l'avocat si la rente alimentaire que devait lui verser mon père avait, ne fut-ce qu'un jour de retard.

 J'ai souvenir de nombreux week-ends ou vacances passées avec mon père et sa famille, mais que ma mère a transformé en drame et cauchemar pour moi. En 1970, mon père a organisé un superbe voyage en Scandinavie, sa situation financière se portait un peu mieux. Nous sommes partis à quatre, mon père, ma belle-mère et mon demi-frère. Même si, comme d'habitude, je suis partie avec des pieds de plomb, j'en ai encore et toujours de merveilleux souvenirs. Un mois à parcourir le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande et le Cap Nord. Dès mon retour de vacances, ma mère m'a emmené chez son médecin, prétextant que j'avais été très mal nourrie durant ce voyage et le docteur a diagnostiqué un rétrécissement de l'estomac. Résultat, le mois de vacances chez ma mère, je l'ai passé dans un centre de cure pour enfants à manger des pâtes, cassonade et autres régimes. Tout cela dans le but de nuire à mon père bien évidemment.

 Mon père, qui se débattait entre sa nouvelle famille (un troisième enfant depuis 1965) et sa guerre pour moi avec ma mère, a connu de nouveaux déboires financiers. Pour ma mère, c'était bien entendu, lié au fait qu'il était un “loozer”, un instable et un raté. J'ai entendu cela toute mon enfance. Mon père, pour fuir ses dettes et huissiers, a quitté Bruxelles pour aller s'installer dans le Namurois. Il y a louer une très jolie fermette et peu de temps après ma mère lui a envoyé les huissiers pour essayer de l'accuser de vivre dans un logement insalubre? Ce qui, je l'avoue, était loin d'être le cas. Durant toutes ces années, non seulement je n'aimais pas mon père mais ma belle-mère et ses enfants étaient dans le même cas. A 40 ans, j'ai téléphoné à ma belle-mère pour lui demander pardon de tout ce que ma mère et moi-même lui avions fait subir. Elle m'a pardonné, m'a dit qu'elle savait que je n'avais été qu'une vistime dans cette histoire mais que trop d'eau avait coulé sous les ponts et qu'elle ne tenait plus à me voir.

 1973, durant l'été de mes 15 ans, je me suis faite violée. Je n'ai osé le dire à personne et ce n'est que quelques mois plus tard que, suite à mon comportement, la Directrice de mon lycée m'a convoquée et a mis le doigt sur ce que je redoutais : j'étais enceinte suite à ce viol et elle a convoqué ma mère. La seule et unique réaction de celle-ci a été de me faire dire que ce viol avait eu lieu durant le mois de vacances de mon père. Jusqu'où va donc l'ignominie d'une mère ? Pour la première fois, j'ai osé tenir tête à cette femme, sans doute car elle avait dépassé certaine limite. J'ai refusé d'accuser mon père et ensuite, j'ai refusé de me faire avorter. J'étais déjà enceinte de presque cinq mois et, malgré le fait que le gynécologue lui faisait part du danger pour moi vu mon jeune âge, elle persistait dans la voie de l'avortement au nom des apparences et du qu'en dira-t-on ! Peu lui importait en fait mon état psychologique suite à ce drame et les conséquences sur ma vie.

 Novembre 73, elle m'a emmené chez son avocat, celui-là même qui harcelait mon père depuis toutes ces années.afin de trouver une solution pour contourner la loi interdisant l'avortement. Deux solutions m'ont été proposées ce jou-là dans ce cabinet d'avocat. Devant mon obstination à refuser cet avortement, ils m'ont proposé d'achever cette grossesse dérangeante chez cet avocat dans sa villa en France loin des regards des amis et voisins. Mais au bout de cette grossesse, il y avait l'adoption de cet enfant.

 J'ai tenu bon du haut de mes 15 ans et mal à l'aise, face à cet avocat, face à mon beau-père et surtout face à cette mère à qui je ne voulais pas déplaire, j'ai refusé cette première solution. La deuxième étant l'avortement, j'ai eu le courage de leur répondre que je porterais plainte. De ce jour-là jusqu'à la fin décembre, ma mère a tout tenté pour me faire changé d'avis. Ce qui a tout déclenché et que je n'oublierai jamais, c'est ma mère jouant jouant la carte de la mère aimante et complice me proposant un petit voyage toutes deux en Angleterre, dans l'optique de l'avortement bien sûr. Elle ajoutait qu'on y ferait du shopping et qu'ensuite à notre retour “tout redeviendrait comme avant”. Ce sont ces quatre mots là qui m'ont réveillés !

 Comme avant.... Même si à ce jour, je n'ai gardé que peu de souvenir de cet “avant” avec ma mère et ce beau-père, ce que j'en gardé, c'est que pour moi, c'était l'enfer. Face à ce réveil de ma part et mon refus de sa proposition alléchante, malgré tout, ma très chère mère m'a offert comme cadeau de Noël cette année-là : la PORTE !

 A mon retour de l'internat pour les congés de Noël, ma valise était prête et ils ont été me déposer chez ma grand-mère. Pourquoi pas directement chez mon père, peur de la violence de sa réaction ? Violence ô combien légitime, car après l'avoir harcelé pendant 14 ans, c'est chez lui qu'on me ramenait comme un paquet de linges sales.

 * * *

 En regardant en arrière, le seul toujours présent dans les moments clés et douloureux de mon existence depuis ce noël 1973, c'est mon père qu'on m'a appris à mépriser et détester.

 Il est évident que j'étais déjà une enfant perturbée avant ce drame et que le rejet de ma mère m'a catapultée dans la délinquence. J'avais seulement 15 ans, violée, mise à la porte de chez cette mère que je croyais aimer et maman d'un petit garçon à la veille de mes 16 ans. Cette descente aux enfers a duré jusqu'en 1991, époque à laquelle je me suis retrouvée en prison. Un an de prison nécessaire et salutaire car il fallait à tout prix que cette spirale infernale cesse. Je le dis et je le hurle à tous ces parents aliénants : STOP.. Cessez d'instrumentaliser vos enfants afin d'assouvir vos propres rancoeurs. Cessez de manipuler vos enfants afin de régler vos propres souffrances, car vous détruisez car vos enfants et ceux-ci reproduiront ce mode de fonctionnement et par conséquent vos erreurs. Vous les empêchez de grandir sereinement. Quand je fais l'inventaire des comportements de ma propre mère, je peux vous assurer que les conséquences sont abominablement longues et lourdes. Ce fils Christophe que j'ai eu en 1974 paie le prix. Mon fils Jeremy aussi et ainsi de suite. Encore ce jour, force m'est d'admettre qu'il m'est très difficile d'accorder ma confiance.

 Laurent est ma première relation stable, en confiance et avec qui, pour la première fois, j'envisage l'avenir. A mon humble avis, si j'ai été une maman solo pour Jeremy, c'est que mon image du couple et de la famille a été sapée dans l'oeuf. Je revis cette situation avec Laurent et ses enfants, mes beaux-enfants, dans le sens où ils sont, hélas, aussi victimes d'une mère aliénante. Je commence déjà à voir les dégâts et cela m'inquiète, donc je refuse de rester sans rien faire !

 Pour conclure ce témoignage sur une note positive, je tiens à dire aux parents et enfants victimes de ce SAP que j'ai retrouvé mon père et que nous rattrappons ce temps perdu à jamais. Je précise que quand je dis “retrouvé”, j'entends par là que j'ai compris sa souffrance de ces 15 dernières années. Je suis allée vers lui non sans quelques difficultés au départ, mais j'ai enfin à ce jour beaucoup de tendresse pour lui. Nous nous voyons avec plaisir régulièrement. J'ajoute que ce père n'a jamais dénigré ma mère du moins en ma présence. Et ce, malgré ce qu'elle lui a fait endurer toutes ces années.

 * * *

 Les séquelles de ces traumatismes d'enfance n'ont pas été que de la délinquance, mais aussi une longue liste de phobies qui m'ont lourdement handicapé. Du vertige à l'agorophobie en passant par la terreur du noir, le perfectionnisme, la manie du rangement et de l'ordre. Et je crois aussi que je dois à cette mère le joli sydrome de l'imposture

  • Pour de la réussite qui m'a fait cultiver l'échec.

  • Mes difficultés relationnelles avec la gente masculine.

  • Mes difficultés relationnelles tout court !

  • Mes problèmes de santé out été eux aussi liés à l'inconséquence ou l'inconscience de ma mère...

Imaginez l'additionnelle de toutes ces séquelles sur ma vie... Merci maman !

 A ma sortie de prison le 6 décembre 1991, j'ai décidé de reprendre ma vie en main et ne plus être une victime et subir. Après 6 ans d'errance comme SDF sur les routes de France avec Jeremy, je suis revenue en Belgique en août 1992 et depuis j'ai commencé enfin à grandir. Le travail sur soi peut sembler long et pénible par moment mais je peux vous garantir que les résultats en valent la peine. Ne jamais renoncer, ne jamais baisser les bras sinon nous donnons la victoire à ces parents aliénants !

 Je peux assi comprendre l'envie de tout abandonner du parent aliéné et secondarisé. J'ajouterai que la violencedu parent aliéné, même si elle est légitime, ne résoud rien.

 Je me souviens aussi de ce jour où mon père à bout devant mes conneries et mensonges, m'a obligée à m'asseoir et m'a montré son jugement de divorce. Durant ces 13 ans, j'étais convaincue que ma mère avait gagné ce divorce, me l'a-t-elle dit et redit, à cause de la violence de mon père. Que de mensonges... Ne pensait-elle pas qu'un jour la vérité se saurait. A quoi pensent ces parents aliénants, manipulateurs et menteurs ? Si mon père était à bout ce jour-là, c'est que durant mes vacances chez lui, dans sa fermette, j'ai fugué. Je précise que je n'ai pas fugué à cause de lui mais c'est pourtant ce que j'ai déclaré à la police.

 Suite à la lesture du jugement, où j'apprends, stupéfaite, que ma mère avait tous les torts contrairement à tout ce qu'elle m'avait dit depuis des années, j'ai encore plus détes té mon père. A ce jour, j'estime qu'il avait entièrement raison de l'avoir fait. Durant cette longue procédure, ma mère n'a reculé devant rien pour accabler mon père. En plus de se servir de moi, tout y est passé , du mensonge aux faux témoignages de violence. Je dis bien faux témoignages car la plupart de ses amis et collègues de travail ont fini par revenir sur leurs déclarations.

 Je viens de vivre cela aussi il y a 2 ans et ce pendant un lourd traitement de mon hépatite C. En effet, la mère de Gwenn et Taron m'a assignée devant le tribunal pour violence physique et psychique envers les enfants, malnutrition et logement insalubre.

Elle a , pour ce faire, obtenu les témoignages de six personnes que je ne connais même pas et tout cela dans l'unique but de nuire au père des enfants.

 L'histoire se répète comme trop souvent hélas. Si donc, grâce à mon témoignage, on pouvait cesser de reproduire les erreurs du passé et avancer. Cela va faire 38 ans qu'elle m'a bannie de chez elle, 16 ans que je ne l'ai plus jamais vue et 14 ans que je ne lui ai plus parlé. En plus de n'avoir pas été une mère pour moi, elle n'est pas une grand-mère pour mon fils Jeremy.

 PS pour Eliane :

 Christophe est né le 12 avril 1974 et Jeremy le 21 janvier 1986.

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