2013.04 Projet sur l'aide à la jeunesse

Aux étudiants

Chaque année, nous avons le plaisir de recevoir des demandes d'étudiants de Hautes Ecoles en psychologie et autres études sociales qui s'informent de nos activités d'aide à l'enfance, à la jeunesse. Nous les félicitons d'avoir fait le choix d'apprendre à aider et nous nous efforçons de leur répondre le mieux possible !

Les stages, il ne nous est pas possible de les accepter, tout étant bénévole et les entretiens confidentiels, nous préférons les recevoir individuellement ou en groupes, ou bien nous leur donnons nos renseignements relatifs à leur projet.  Cette année, une classe de 2ème Assistant Social organisait une table ronde. Devant mon impossibilité à y assister, voici le travail que nous leur avons envoyé, ainsi qu'à une autre Ecole Supérieure de notre pays. Pour votre info, le voici :

Le 20 avril 2013.
A Sandrine Lejaer, Amandine Markus, Maïté Poncelet, Félicia Rogge et Florent Tomad 



« PROJET SUR L'AIDE A LA JEUNESSE »


Bonjour !

C'est chaque fois un plaisir pour nous d'apporter notre expérience à des étudiants : vous êtes l'avenir de notre pays !

Notre spécificité, c'est l'aide que nous apportons aux enfants victimes de toute maltraitance par tous les moyens mis à notre disposition, soit à leurs parents, par le juge, la police, par des conférences, parfois la presse, le blog de <lamouettebelgique.be>, ou comme ici... directement aux étudiants qui nous sollicitent ...

En ce moment, notre projet c'est une conférence (printemps prochain) sur la manipulation et les dégâts neuropsychologiques causés aux enfants et une formation.

Cette formation s'est décidée par la façon dont se déroulent les contacts entre les parents qui vivent une séparation conflictuelle et des spécialistes de l'enfance (psychologues et assistants sociaux des Services d'Aide à la Jeunesse, des Services Protection Jeunesse et autres organismes officiels).

Sans vouloir généraliser, nous devons tenir compte de la gravité des répercussions qu'ont ces séparations conflictuelles sur les enfants et cela dans leur vie entière.

Les plaintes des parents, les constatations d'éminents spécialistes dans ce domaine, les dix-sept conférences que nous avons organisées sur le sujet nous permettent d'affirmer que beaucoup de ces dommages pourraient être évités par une meilleure écoute, de la compréhension, de la compassion, en un mot du RESPECT.

Mais, expliquons-nous !

Dans ces cas de séparations conflictuelles, des parents (grands parents, familles, et même amis) emploient une arme redoutable pour se venger de l'autre conjoint, ou l'écarter des enfants pour diverses raisons, ne fut-ce que l'argent, les allocations familiales.... Cette arme, on l'appelle de plus en plus « aliénation parentale » et résume tout genre de manipulation (mensonges, cadeaux...).

C'est très difficile à déterminer par les juges car l'enfant répugne à « trahir » un de ses parents, ou veut en protéger un, par exemple. Que le juge décide une garde complète, alternée ou autre ( il le faut bien!) ce que veut l'enfant, c'est papa et maman. C'est impossible dans les cas de séparation.

Notons ici que certains divorces se passent plutôt bien (croit-on) et que nous ne voyons que ...les autres.

Vous verrez dans les résumés de nos conférences dans le blog de « la mouette », celui du juge Jürgen RUDOLPH, qui travaillait en moselle allemande, à Cochem (il est pensionné aujourd'hui). Il aborde les cas de divorce d'une autre façon. D'abord sans avocat, mais les parents qui ne savent pas s'entendre dans l'intérêt de l'enfant doivent comparaître de suite devant lui et il les oblige à s'entendre sous peine de sanction. Ces parents sont priés de se présenter régulièrement ensemble devant lui pour examiner les résultats des décisions prises et celles à prendre. 

Des psychologue et des assistants sociaux formés spécialement visitent les parents et l'enfant pour constater les progrès... 

...et gare si ça ne marche pas. Ces psychologues et assistants sociaux ont pour tâche d'épauler les parents jusqu'au moment où l'éclatement de la famille n'affectera plus l'enfant, ou les enfants. 

Cela implique la disparition des disputes et règlements de comptes et l'absence absolue de toute critique de part et d'autre pour éviter l'installation de ce qu'il est bon d'appeler l'aliénation parentale.

C'est un projet monumental car si les juges sont généralement séduits par ce modèle, les personnes censées les aider dans la constitution des dossiers n'ont pas été formées dans ce but. Au contraire, ces spécialistes de l'enfance n'accueillent pas les récits des parents en souffrance avec la compassion qu'on pourrait espérer. Ces parents se font parfois traiter de « mauvais parents » ou menacer de ne plus voir leurs enfants... C'est lourd, c'est très lourd.

Bref, ces situations qui font monter la tension et qui plongent les enfants dans un désespoir qu'ils sont loin de pouvoir assumer sont compréhensibles mais inacceptables. D'accord, ces spécialistes sont choqués et indignés par les faits qui leur sont décrits parce qu'ils ne sont pas aptes à affronter de pareilles situations, ils sont démunis, ils ne sont pas formés à encaisser ces agressions. Tout le monde n'est pas apte à encaisser des souffrances sans mal !... Non, mais tout n'est jamais perdu et ils sont en position de pouvoir adoucir les situations les plus catastrophiques... : cela nécessite une formation « spéciale ».

Vous l'avez compris, notre projet actuel, c'est cette formation.

« Il n'y a rien de plus fort au monde que la douceur » (han Suyin)...

Notre autre projet, de conférence : deux conférenciers pour expliquer les manipulations, et pour expliquer les dégâts neuropsychologiques qu'elles génèrent. 

Chers Sandrine, Amandine, Maïté, Félicia et Florent, serez-vous satisfaits ? Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions. Vous trouverez sous ce pli de la documentation qui concerne « la mouette ». Elle n'est pas d'aujourd'hui, mais toujours d'actualité. 

N'hésitez pas à nous faire part de vos critiques et suggestions : « du choc des idées jaillit l'étincelle »
et... ce n'est pas de moi non plus, mais je suis d'accord. Bien à vous, 

Eliane Masson.

P.S. : Rien de chez nous n'exige la confidentialité... à part les dossiers personnels.
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