Aliénation parentale: un concept qui peut causer du tort - (Publié par yapaka.be)

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Il fallait trouver un nom pour désigner la guerre que se livrent parfois, et même de plus en plus souvent, les parents qui se séparent. Guerre menée au grand détriment de l’enfant qui ne trouve plus sa place, tiraillé par papa ou maman ou par les deux … quand le reste de la famille ne s’y met pas aussi !

L’action a plusieurs noms : aliénation parentale, conflit de loyauté, manipulation…etc, c’est une autre guerre à laquelle nous sommes confrontés beaucoup plus élégante, celle des psys qui adorent les « tendances » et qui ont chacun leur logique. Par exemple, entre « l’enfant ne ment jamais » et « ne vous fiez jamais au discours de l’enfant ». Dans la réalité, on ne peut jamais en être convaincu.

Finalement, nous préfèrerions des solutions à ces drames que des adultes imposent à l’enfant, quelle qu’en soit l’appellation. Il y a la solution qui vient toute seule, au hasard d’une rencontre et d’autres que les juges ont bien du mal à trouver et à appliquer…

Alors, que l’enfant soit aliéné (perte d’un droit naturel), manipulé (manœuvre destinée à tromper), acheté (acquérir, corrompre), soumis à des calomnies, ou à un lavage de cerveau, qu’importe, nos professionnels de la protection de l’enfance doivent trouver le chemin qui mènera à la vérité, à la solution, à la guérison… un chemin à parcourir dans le respect, dans la compassion, dans l’amour.

Le parent qui commet, disons cette « manipulation », est criminel. C’est bien ainsi qu’on appelle celui ou celle qui tue, qui blesse, calomnie, harcèle, détruit l’enfant, ou n’importe qui d’autre, d’ailleurs ? La logique voudrait que ce parent soit puni en fonction de l’importance du mal qu’il a fait.

« La Mouette » aimerait qu’on laisse une ultime chance de se racheter à ce parent. Comment ? En avouant ses mensonges à l’enfant qui subit ce crime, et en l’aidant à re-découvrir le parent calomnié… en toute sincérité. Il y eut des raisons pour en arriver là et d’abord la souffrance de l’abandon, la jalousie devant une autre histoire d’amour, les discussions qui deviennent vite de l’agressivité et même de la violence qu’il est si difficile à reconnaître même devant le

Tribunal… mais après les aveux, il y a le pardon et c’est la victoire sur soi-même d’abord et pour l’enfant qui retrouvera ses deux parents et la famille qu’il avait perdue de ce fait. Quelle belle mission pour un(e) Juge que de confier cette tâche sublime, sous sa surveillance, à un(e) psychologue qui en soit digne…On peut rêver ? Oui, tous les grands projets qui se réalisent dans le monde commencent par un rêve. Le jour où cette idée apparaissait, le facteur apportait un courrier de yapaka.be : des auto- collants sur lesquels on peut lire :

S’excuser c’est pas la honte

Les enfants nous observent, quel exemple leur donnons-nous ?

S’il existait, nous dirions : quel heureux hasard ! Et nous joignons un auto-collant à la plupart de notre courrier ! Han Suyin, elle, écrivait : « Il n’y a rien de plus fort au monde que la douceur ».

« La Mouette » racontera sous peu à ses Visiteurs, trois histoires d’enfants en souffrance qu’elle a aidés dans la mesure de ses moyens. Le moment est venu de vous livrer ses expériences.

Eliane Masson
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