Robert Kennedy : discours de sa campagne électorale de 1968


Les lignes suivantes on été écrites par Robert Kennedy durant sa campagne électorale de 1968, quelques mois avant son assassinat à Los Angeles.

« Aujourd'hui, un groupe d'économistes anglo-saxons, et en France l'économiste Patrick Viveret, militent pour que le succès de nos sociétés soit mesuré par le bien être de ses citoyens plutôt que sa production d'armes ou sa construction de prisons. En étudiant ce qui rend vraiment les gens heureux ils sont arrivés à des recommandations précises : ce sont des gestes et des activités quotidiennes qui ne consomment rien et qui se passent assez bien des conditions matérielles mises en danger par la crise économique. A chacun de nous de faire en sorte, et à nos gouvernement de nous y aider, qu'ils fassent plus souvent partie de notre vie. Avec ou sans crise.

1. Connectez vous aux autres : Investissez vous dans les relations humaines : avec les membres de votre famille, vos amis, vos collègues de bureau, vos voisins. Imaginez- les comme les fondations de votre vie. Elles vous enrichiront et vous soutiendront chaque jour un peu plus.

2. Soyez actifs : Allez marcher ou courir. Faites du vélo. Jouez au foot. Jardinez. Dansez. Trouvez une façon de faire bouger votre corps qui vous plaise et vous amuse. Lorsqu'il est en action, le corps fabrique de la bonne humeur.

3. Aiguisez votre conscience du moment présent : Soyez curieux. Remarquez ce qui est beau ou inhabituel. Savourez le moment que vous vivez, que ce soit un déjeuner avec une amie ou une marche dans la rue en allant travailler. Restez conscient de ce qui vous entoure et de ce que vous ressentez dans votre corps, dans vos émotions, dans vos pensées. Prenez note de ce qui compte le plus dans votre journée.

4. Ne cessez jamais d'apprendre : Essayez quelque chose de nouveau. Prenez ce cours de chant, de tango, de cuisine, de dessin. Fixez vous un défi que vous aimeriez vous voir dépasser. Puis dépassez-le.

5. Donnez de vous-même : Faites quelque chose pour aider un ami, ou même un étranger. Souriez dans le métro. Soyez bénévole pour une association. Imaginez votre bonheur personnel comme inextricablement lié à celui de la communauté qui vous entoure. Rendre service active les régions du plaisir au plus profond du cerveau. Etonnant qu'il faille une crise économique mondiale pour que les valeurs aussi simples et aussi éternelles trouvent leur place au sein du débat de société. Mais l'idéogramme pour « crise » en chinois ne veut il pas dire à la fois « danger » et « opportunité » ?

Robert Kennedy